Cyberattaque : comment prévenir du risque et protéger ses données ?
Les cyberattaques se multiplient et posent des problèmes importants aux organisations, en particulier aux PME. La dépendance croissante à l'égard de l'infrastructure numérique et du travail à distance a rendu de nombreuses entreprises vulnérables à des menaces sophistiquées. Il est essentiel de renforcer les mesures de cybersécurité pour protéger les données sensibles et assurer la continuité des activités dans ce paysage en constante évolution.

Qu’est-ce qu’une cyber attaque : causes et conséquences
Les attaques informatiques recoupent une variété d’actes de cyberdélinquance et de cybercriminalité. Ceux-ci ont tous pour point commun une volonté de nuire à l'organisation victime. Les conséquences, tant financières que réputationnelles, peuvent être désastreuses.
Cyberattaque : définition
La page du site internet du gouvernement dédiée aux risques cyber définit clairement la cyberattaque. Il s’agit ainsi d’une “atteinte à des systèmes informatiques réalisée dans un but malveillant”.
Le gouvernement précise en outre qu’elle “cible différents dispositifs informatiques : des ordinateurs ou des serveurs, isolés ou en réseaux, reliés ou non à Internet, des équipements périphériques tels que les imprimantes, ou encore des appareils communicants comme les téléphones mobiles, les smartphones ou les tablettes”.
Cette même page web décline par ailleurs l’existence de 4 catégories de cyberattaques :
- la cybercriminalité ;
- l’atteinte à l’image ;
- l’espionnage ;
- le sabotage.

Par cette catégorisation, le gouvernement s’intéresse donc principalement aux cyberattaques externes. Celles-ci, toujours “malveillantes”, consistent souvent à voler ou supprimer à distance des données sensibles. Elles peuvent aussi servir à bloquer l’usage d’un site ou d’un service en ligne, comme dans le cas des attaques DDoS, ou “par déni de service”, très fréquentes depuis 2020.
Notons qu'il existe également des cas de cyberattaques internes à l’entreprise. Dans ce cas, un membre du personnel peut choisir de divulguer des données confidentielles ou de les supprimer.
La multiplication des différents types de cyberattaques est d’autant plus problématique que les hackers commencent à les additionner entre elles. Leur identification s’avère donc de plus en plus délicate. Une situation qui entrave gravement le travail de lutte contre le cybercrime des Directions des Systèmes d’Information (DSI).
Quelles sont les raisons qui expliquent une attaque cyber ?
Les buts des cyberattaques varient selon leurs types. Dans le cas des rançongiciels, par exemple, l'objectif consiste à réclamer de l’argent en échange de données sensibles prises en otage. Les attaques par déni de service relèvent de leur côté plus du sabotage. Elles visent le blocage d'un serveur, d’un site ou d’un service en ligne.
Certaines cyberattaques, enfin, ont un but plus politique. On parle dans ce cas de cyberactivisme mené par des “hacktivistes”. Un exemple célèbre de ce genre de cyberattaques est celui de l’Internet Research Agency (IRA). Cette structure russe a créé des centaines de faux comptes sur les réseaux sociaux, visant à discréditer la candidature d’Hillary Clinton au profit de Donald Trump.
(Source : Le Monde sur l’agence de propagande russe et l’élection américaine, février 2018).
Si on s’intéresse aux raisons des cyberattaques, il faut aussi souligner le manque d'investissement en cybersécurité des entreprises françaises. Dans son rapport State of the Phish 2020, Proofpoint signale que parmi les ¾ d’entreprises françaises qui ont installé un nouveau modèle de télétravail en 2020, seulement 39% d’entre elles ont formé leurs employés à la sécurité des systèmes informatiques. Les faiblesses d’une entreprise face au cybercrime relèvent pourtant prioritairement de vulnérabilités humaines.
Quelles entreprises concernent les cybermenaces ?
La presse relaie souvent les cas de cyberattaques contre des grands groupes. Si ceux-ci possèdent effectivement des données sensibles qui attirent les convoitises, ils sont aussi plus armés pour y faire face. Les entreprises les plus fragiles face à la cyberdélinquance sont donc en réalité surtout des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire).
Il ressort ainsi de l’étude Verizon 2019 que 43 % des entreprises touchées par des cyberattaques seraient des PME. Une statistique qui a logiquement explosé depuis l'installation massive du travail à distance avec la pandémie de COVID-19. L’enquête de la CPME, La cybersécurité des Entreprises, souligne par ailleurs que 41% des TPE ont elles aussi déjà subi ce type de piratages en ligne.
Il arrive, en outre, que certaines TPE et PME fournisseurs de grands groupes servent de porte d’entrée aux hackers pour pirater de plus gros poissons.
Qu'est-ce qu'une cyber attaque ?
Une cyberattaque se définit comme une action malveillante envers un système informatique. Elle peut viser des particuliers et des organisations publiques ou privées.
Quels sont les différents types de cyberattques ?
Les catégories de cyberattaques vont en se diversifiant, car cette multiplicité donne plusieurs points d’entrée aux pirates. En complexifiant leurs attaques, ils augmentent leurs chances qu’elles nuisent à l'organisation cible. Il existe ainsi des cyberattaques par déni de service distribué (DDoS), du hameçonnage, des attaques par malwares, les “Man In the Middle” attaques, ou encore des attaques au mot de passe.
Cyberattaque : comment prévenir du risque et protéger ses données ?
La cybersécurité incarne un ensemble de mesures de protection des systèmes informatiques : serveurs, ordinateurs, équipements, réseaux, fichiers, messageries. On parle aussi de sécurité des systèmes d'information.
